Grande nouvelle: C. est fatiguée, M. est fatiguée, J. est fatiguée, D. est fatigué, A. est fatigué! Et moi-même je suis fatiguée. Tout le monde ressent une fatigue, pourquoi ce besoin d'en parler? D'emblée, elle entre dans l'équation de nos vies trépidantes. À travers les diagnostics de fatigue chronique, d'épuisement professionnel, de dépression, et les auto constats de surmenage au travail, de fatigue accumulée et de manque d'énergie, difficile de mesurer le manque d'énergie de chacun. Fatigue physique, fatigue mentale, je respecte.
Là où je débarque c'est dans la surenchère et la propension à la lente et insupportable plainte de toutes les menues fatigues dans le but, inavoué (?), de donner de l'importance aux petites priorités du plaignard.
Alloooo?! Chacun travaille fort, chacun doit concilier plusieurs sphères de sa vie et, conséquemment, courir comme un malade. Entre les délais serrés et parfois mal négociés, les rendez-vous personnels, les meetings d'affaires auxquels il faut arriver bien préparé, chacun doit faire l'effort supplémentaire. C'est la vie, voilà tout. L'état d'esprit dans lequel chacun affronte ce défi déterminera sa force à bien s'en sortir, sans trop de heurt.
Cessons les plaintes et apprécions le moment présent. Tant pis pour les cernes et autres évidences des dures nuits et du manque de repos, l'important c'est le Bonheur.
Qui n'aime pas le doux rappel d'une soirée agréable terminée trop tard que suscite chaque baîllement du lendemain? ;)
mercredi 19 décembre 2007
dimanche 9 décembre 2007
Réunionite aigüe
J'appréhende la semaine qui vient; il en reste deux avant le congé des Fêtes et c'est la perspective de ce congé qui me permet de garder le moral. Je souffre depuis deux semaines de "réunionite aigüe". Je n'arrive pas à travailler efficacement car toujours dérangée par des réunions, formelles ou non. Les réunions me tuent; je me retiens de les annuler. Toutes.
Travailler de la maison serait l'option la plus profitable mais comment convaincre une organisation aux valeurs conservatrices des bienfaits du télétravail, loin du téléphone, des visites impromptues de collègues en mal de placotage et, bien sûr, des foutues réunions? Je devrai travailler les soirs afin de mener à bien mon travail, difficile quand le besoin de vacances se fait sentir de façon aussi criante.
Cette semaine: lundi réunion de 14h00 à 14h30 / mardi réunion de 8h30 à 12h30 / jeudi réunion de 8h45 à 10h15 et ce sont là les réunions prévues... il s'en rajoutera!!!
Il me faudra tricoter entre celles-ci et travailler fort dans les coins pour repousser les réunions surprise.
Bonne semaine!
Travailler de la maison serait l'option la plus profitable mais comment convaincre une organisation aux valeurs conservatrices des bienfaits du télétravail, loin du téléphone, des visites impromptues de collègues en mal de placotage et, bien sûr, des foutues réunions? Je devrai travailler les soirs afin de mener à bien mon travail, difficile quand le besoin de vacances se fait sentir de façon aussi criante.
Cette semaine: lundi réunion de 14h00 à 14h30 / mardi réunion de 8h30 à 12h30 / jeudi réunion de 8h45 à 10h15 et ce sont là les réunions prévues... il s'en rajoutera!!!
Il me faudra tricoter entre celles-ci et travailler fort dans les coins pour repousser les réunions surprise.
Bonne semaine!
jeudi 22 novembre 2007
L'hiver et la nostalgie
Les premières neiges me rappellent invariablement l'approche de la période des Fêtes et, incidemment, les festifs retours à la maison qui soulignaient la fin de la session d'automne du temps de mes (nombreuses) années universitaires. Fin novembre coïncidait alors avec la préparation aux examens de fin de session et aussi avec l'excitation reliée au retour à la maison pour les quelques jours du congé de Noël. L'ambiance chaleureuse et le Bonheur de ces quelques soirées en famille ou entre amis sont un souvenir précieux pour moi.
Plus précisément, je me rappelle quand une soirée me coûtait 40$. (Non mais, dans les années 1990, est-ce que l'$ poussait dans nos poches?) Nirvana. Le grunge et l'époque où les vêtements trop grands (même pour les filles) et les jeans non griffés faisaient un "outfit" très potable. Les "beat the clock" sans remords. La piste de danse pleine de "gadoue" et les souliers "scraps" après des heures à danser en fous. Souvenirs heureux d'une période d'insouciance...
Mais, ce matin, la fascination de ma petite fille devant le tapis blanc, comme un cadeau laissé juste pour elle pendant la nuit. À travers ses yeux d'enfant, je revis une ivresse oubliée. Ses premiers souvenirs d'hiver deviennent ma nouvelle nostalgie. Mes références au Bonheur se transforment et c'est là toute la magie d'être parent. La capacité de vivre un grand moment à travers les flocons de novembre. Rajeunir, sentir battre son propre coeur d'enfant, une chance pour l'émerveillement, la saisir. À nouveau.
Plus précisément, je me rappelle quand une soirée me coûtait 40$. (Non mais, dans les années 1990, est-ce que l'$ poussait dans nos poches?) Nirvana. Le grunge et l'époque où les vêtements trop grands (même pour les filles) et les jeans non griffés faisaient un "outfit" très potable. Les "beat the clock" sans remords. La piste de danse pleine de "gadoue" et les souliers "scraps" après des heures à danser en fous. Souvenirs heureux d'une période d'insouciance...
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Mais, ce matin, la fascination de ma petite fille devant le tapis blanc, comme un cadeau laissé juste pour elle pendant la nuit. À travers ses yeux d'enfant, je revis une ivresse oubliée. Ses premiers souvenirs d'hiver deviennent ma nouvelle nostalgie. Mes références au Bonheur se transforment et c'est là toute la magie d'être parent. La capacité de vivre un grand moment à travers les flocons de novembre. Rajeunir, sentir battre son propre coeur d'enfant, une chance pour l'émerveillement, la saisir. À nouveau.
samedi 3 novembre 2007
Bianka
http://www.cyberpresse.ca/article/20071103/CPACTUALITES/711030501/7044/CPACTUALITES
Nous oublierons. Comme nous oublions toutes ces histoires sordides qui coûtent la vie à des petits anges. Gavés par la nouvelle répétée à outrance dans nos (multi) médias nous en arriverons à un stade de dégoût, certes, mais malheureusement aussi, à un stade "d'écoeurantite" aigüe et pour compenser, nous oublierons.
Cependant, il faut retenir de cette histoire que ces deux voyous de bonne famille ont manqué de jugement dans leur utilisation irréfléchie d'une arme dangereuse: une voiture. Des courses (?) en plein après-midi sur une artère bordée de maisons (?), non mais ça va pas la tête (?). Bien franchement, je reconnais que ces deux adolescents regrettent leur geste et qu'ils ne souhaitaient pas faucher ainsi la vie d'une petite fille de trois ans.
Néanmoins, l'âge d'utiliser une voiture devrait coïncider avec l'âge de formuler un jugement et ces deux jeunes hommes doivent subir un procès d'adultes.
Je pense à mon petit ange de deux ans et je n'éprouve aucune sympathie devant les larmes de ces deux jeunes (ir)responsables de la fin d'un beau rêve pour cette petite famille.
Nous oublierons. Comme nous oublions toutes ces histoires sordides qui coûtent la vie à des petits anges. Gavés par la nouvelle répétée à outrance dans nos (multi) médias nous en arriverons à un stade de dégoût, certes, mais malheureusement aussi, à un stade "d'écoeurantite" aigüe et pour compenser, nous oublierons.
Cependant, il faut retenir de cette histoire que ces deux voyous de bonne famille ont manqué de jugement dans leur utilisation irréfléchie d'une arme dangereuse: une voiture. Des courses (?) en plein après-midi sur une artère bordée de maisons (?), non mais ça va pas la tête (?). Bien franchement, je reconnais que ces deux adolescents regrettent leur geste et qu'ils ne souhaitaient pas faucher ainsi la vie d'une petite fille de trois ans.
Néanmoins, l'âge d'utiliser une voiture devrait coïncider avec l'âge de formuler un jugement et ces deux jeunes hommes doivent subir un procès d'adultes.
Je pense à mon petit ange de deux ans et je n'éprouve aucune sympathie devant les larmes de ces deux jeunes (ir)responsables de la fin d'un beau rêve pour cette petite famille.
mardi 30 octobre 2007
Madame Bombardier
D'entrée de jeu, je dois dire que j'admire Mme B. Pour plusieurs raisons dont, certainement, son tempérament fonceur qui lui permet d'ouvrir bien des portes, et espérons-le, bien des esprits également.
Toutefois, délibérément ou candidement, elle parvient régulièrement à soulever mon antipathie. Son arrogance est pour moi son défaut le moins pardonnable.
À Paul Arcand l'autre matin:
"Depuis que je (Mme B.) ne suis plus là, vous (M. Arcand) êtes le seul bon intervieweur qui reste".
...
Comment peut-on se qualifier soi-même publiquement de "bon" sans nuance, comme si c'était une évidence? La femme intelligente qu'elle est doit bien savoir qu'à ce jour, elle n'attire pas particulièrement la sympathie. Nourrit-elle délibérément cette antipathie à son égard? Si elle s'écoutait un peu (autrement que pour faire des parenthèses, des apartés et constater la qualité impeccable de son français parfait), elle comprendrait pourquoi le public n'est pas en adoration devant elle. Pourquoi en rajouter alors?
Et si il existait des gens qui aiment être contestés, mal aimés voire détestés? Scary thought.
Toutefois, délibérément ou candidement, elle parvient régulièrement à soulever mon antipathie. Son arrogance est pour moi son défaut le moins pardonnable.
À Paul Arcand l'autre matin:
"Depuis que je (Mme B.) ne suis plus là, vous (M. Arcand) êtes le seul bon intervieweur qui reste".
...
Comment peut-on se qualifier soi-même publiquement de "bon" sans nuance, comme si c'était une évidence? La femme intelligente qu'elle est doit bien savoir qu'à ce jour, elle n'attire pas particulièrement la sympathie. Nourrit-elle délibérément cette antipathie à son égard? Si elle s'écoutait un peu (autrement que pour faire des parenthèses, des apartés et constater la qualité impeccable de son français parfait), elle comprendrait pourquoi le public n'est pas en adoration devant elle. Pourquoi en rajouter alors?
Et si il existait des gens qui aiment être contestés, mal aimés voire détestés? Scary thought.
Du bo franssè dans no médias
Crokés à TVA se matin; en 15 minutes, deux belle frases:
-- Un immeuble détrui par les flammes...
-- Le commerçant avait parier...
-- Un immeuble détrui par les flammes...
-- Le commerçant avait parier...
vendredi 19 octobre 2007
"Terrible two"
Ma petite fille porte maintenant très bien ses deux ans; tout le monde me prévenait depuis maintenant plus de deux ans: attention à l'infernal "terrible two". (Eh oui! il existe des gens tellement pessimistes pour faire peur à une future maman quant aux affres de la vie quotidienne à diverses étapes de la vie des enfants: le "terrible two", le "fucking four", l'adolescence... bref, ça ne finit pas car maintenant il y a les Tanguy (!).) Depuis quelques semaines, ma petite fille s'affirme de plus en plus à grands renforts de "nons", de petites crises et de "toute seule".
Finalement je trouve la période actuelle (de ses deux ans) plutôt enrichissante. Ma fille forge son caractère et développe sa personnalité. Quoi de mal là-dedans? ... En plus, les petites mimiques et les phrases de mieux en mieux formulées et articulées rendent l'aventure des plus charmante. Son amour et ses câlins, auparavant plutôt mécaniques, nous semblent maintenant motivés par ses propres désirs et gagnent en valeur.
Elle nous parle désormais avec beaucoup d'émotion. Par exemple, mercredi matin, elle m'a fait une énorme crise quand je l'ai déposée à la garderie; mon coeur de maman en a d'ailleurs souffert pendant des heures. Hier soir, donc 1 1/2 journée après cet épisode difficile, assise dans son bain, elle me regarde avec ses beaux grands yeux et me dit: "Maman partie; j'ai eu de la peine" avec une petite moue très expressive. Elle se souvient et revit ses émotions au gré de ses souvenirs, c'est magnifique, non?
Le plus beau là-dedans c'est que notre rôle de parents prend de plus en plus d'importance car elle emmagasine désormais les apprentissages.
Le "T2" finalement m'apparaît comme le "magnificent two" et j'aime ma fille plus à mesure que le temps passe.
Finalement je trouve la période actuelle (de ses deux ans) plutôt enrichissante. Ma fille forge son caractère et développe sa personnalité. Quoi de mal là-dedans? ... En plus, les petites mimiques et les phrases de mieux en mieux formulées et articulées rendent l'aventure des plus charmante. Son amour et ses câlins, auparavant plutôt mécaniques, nous semblent maintenant motivés par ses propres désirs et gagnent en valeur.
Elle nous parle désormais avec beaucoup d'émotion. Par exemple, mercredi matin, elle m'a fait une énorme crise quand je l'ai déposée à la garderie; mon coeur de maman en a d'ailleurs souffert pendant des heures. Hier soir, donc 1 1/2 journée après cet épisode difficile, assise dans son bain, elle me regarde avec ses beaux grands yeux et me dit: "Maman partie; j'ai eu de la peine" avec une petite moue très expressive. Elle se souvient et revit ses émotions au gré de ses souvenirs, c'est magnifique, non?
Le plus beau là-dedans c'est que notre rôle de parents prend de plus en plus d'importance car elle emmagasine désormais les apprentissages.
Le "T2" finalement m'apparaît comme le "magnificent two" et j'aime ma fille plus à mesure que le temps passe.
samedi 6 octobre 2007
Recette pour une farniente du samedi bien réussie
Ce samedi pluvieux me déculpabilise quant à mes intentions initiales: "En fin de semaine, on ne fout rien". Ce matin, le soleil menaçait de s'emparer du ciel et de voler la vedette aux nuages. Non, non et non! Pas question. Aujourd'hui, je prévois du repos et le soleil possède ce don de favoriser la motivation au détriment de la farniente.
La pluie me donne la meilleure excuse pour ne pas sortir courir. Il y a bien mon vélo qui me nargue du sous-sol mais, la grisaille ambiante compense ce soupçon de culpabilité montante.
Je vous entends déjà, petites fourmis toujours affairées. Comment fait-elle pour "ne rien faire"? Facile, pour bien se délecter du doux nectar d'allégresse procuré par un moment de pure oisiveté, il est indispensable de vivre un tourbillon de productivité frénétique dans les journées précédentes . Comme j'ai eu la "chance" (sic?) de m'étourdir dans un tel tourbillon depuis des semaines, ma farniente est suave. Les bouchées doubles que j'engloutis depuis un mois pour compenser l'absence d'une collègue, elle-même épuisée, me rattrapent. Écouter son corps implique écouter son esprit et s'accorder une pause au besoin.
Mon vélo me tire par la manche pour que je m'active.
Pas question que le stress ne s'empare de mon moral. Il faut neutraliser cet assaut, mû par les circonstances, en en prévenant les cruels symptômes. Une méthode éprouvée : accepter notre inutilité momentanée et que la Terre continuera sa course perpétuelle malgré notre ego improductif. Ce moment futile revivifie l'esprit et le corps...
Tout compte fait, c'est à trimer dur qu'on se donne la chance d'apprécier pleinement le repos. Pédaler ou végéter? Telle est la question.
La pluie me donne la meilleure excuse pour ne pas sortir courir. Il y a bien mon vélo qui me nargue du sous-sol mais, la grisaille ambiante compense ce soupçon de culpabilité montante.
Je vous entends déjà, petites fourmis toujours affairées. Comment fait-elle pour "ne rien faire"? Facile, pour bien se délecter du doux nectar d'allégresse procuré par un moment de pure oisiveté, il est indispensable de vivre un tourbillon de productivité frénétique dans les journées précédentes . Comme j'ai eu la "chance" (sic?) de m'étourdir dans un tel tourbillon depuis des semaines, ma farniente est suave. Les bouchées doubles que j'engloutis depuis un mois pour compenser l'absence d'une collègue, elle-même épuisée, me rattrapent. Écouter son corps implique écouter son esprit et s'accorder une pause au besoin.
Mon vélo me tire par la manche pour que je m'active.
Pas question que le stress ne s'empare de mon moral. Il faut neutraliser cet assaut, mû par les circonstances, en en prévenant les cruels symptômes. Une méthode éprouvée : accepter notre inutilité momentanée et que la Terre continuera sa course perpétuelle malgré notre ego improductif. Ce moment futile revivifie l'esprit et le corps...
Tout compte fait, c'est à trimer dur qu'on se donne la chance d'apprécier pleinement le repos. Pédaler ou végéter? Telle est la question.
lundi 1 octobre 2007
Des week-ends et des mercis
D'un point de vue de lundi matin, deux jours de week-end semblent toujours trop peu pour profiter de ma petite famille et faire la belle vie. En ce beau lundi, je dois avouer qu'encore une fois, entre le cours de natation, l'épicerie, le lavage, la popote et la vie sociale, nous avons trouvé nos moments de plénitude. Le Bonheur est dans ma maison avec ceux que j'aime.
Même si pendant toute cette semaine, comme toujours, je me surprendrai -- entre deux meetings internes de planification, deux appels, deux visites chez le client, deux dossiers -- à penser au vendredi soir avec mon amoureux et à la fin de semaine en famille (câlins de ma petite puce inclus), je dois me rendre à l'évidence: c'est en partie grâce à cette semaine de fous que j'apprécierai le prochain week-end à sa juste valeur.
Quoi? ah oui! C'est l'Action de Grâces; le week-end durera trois jours et il faut dire "merci". ;-)
Même si pendant toute cette semaine, comme toujours, je me surprendrai -- entre deux meetings internes de planification, deux appels, deux visites chez le client, deux dossiers -- à penser au vendredi soir avec mon amoureux et à la fin de semaine en famille (câlins de ma petite puce inclus), je dois me rendre à l'évidence: c'est en partie grâce à cette semaine de fous que j'apprécierai le prochain week-end à sa juste valeur.
Quoi? ah oui! C'est l'Action de Grâces; le week-end durera trois jours et il faut dire "merci". ;-)
mardi 25 septembre 2007
La réussite et les aptitudes sociales
On attribue aux jeunes la quasi-exclusivité relativement au manque de savoir-vivre. Je n'y crois absolument pas. J'observe même, plus souvent, des "expérimentés" transgresser outrageusement les limites de la décence sociale.
Ainsi, récemment, je participais à un dîner corporatif en compagnie de collègues et de patrons. Innocemment, la petite employée qui écrit ces lignes croyait que ces mêmes patrons profiteraient de l'occasion pour cerner les préoccupations réelles de leurs (dignes?) successeurs. Ça tenait du rêve: bombant le torse et à grands coups de "je", "me", "moi", ces patrons démontrent plutôt une capacité exceptionnelle à quitter une soirée de quelques 3-4 heures sans rien retenir concernant leurs (précieux?) protégés. Le nom de nos enfants, leur âge? Pffft! who cares? Les défis professionnels bien réels et propres à notre génération? why bother? "J'ai réussi et j'en suis fier. D'ailleurs, j'adore cette tribune (et le fait que vous soyez emprisonnés à ma table par votre propre politesse) qui me permet de parler de ma carrière et de mes succès. Ce podium improvisé avec couverts et petites assiettes à pains me fournit l'occasion de vous (me) convaincre de ma propre importance."
La laideur et la flagrance de ce délit d'indécence sociale soulèvent un questionnement plus profond quant aux motivations réelles de la réussite des "baby-boomers". Leur version officielle et empreinte de poésie veut que leur réussite soit attribuable à une passion pure à l'égard de leur travail qui n'en est pas un. Non, ils ont plutôt mené une carrière, nuance. Je pose la question: et si leur motivation provenait de besoins plus complexes dont celui de clamer haut et fort cette réussite?
Ce qu'ils ne comprennent pas c'est que "ON S'EN FOUT"; ça ne nous intéresse pas de répéter un "pattern" de "workaholic" finis qui se valorisent uniquement par leur carrière.
Sans la réorientation et le réalignement des priorités des dirigeants dans un axe-employés, aucune société ne survivra aux nouveaux défis de l'économie de demain. La motivation des exécutants et des décideurs de demain passe par le respect de leurs valeurs et préoccupations. Sans respect, leur motivation se tarit. C'est à coups de "nous", "collectivité", "discutons" que le monde économique du Québec se bâtira.
Génération "X"ement vôtre.
Ainsi, récemment, je participais à un dîner corporatif en compagnie de collègues et de patrons. Innocemment, la petite employée qui écrit ces lignes croyait que ces mêmes patrons profiteraient de l'occasion pour cerner les préoccupations réelles de leurs (dignes?) successeurs. Ça tenait du rêve: bombant le torse et à grands coups de "je", "me", "moi", ces patrons démontrent plutôt une capacité exceptionnelle à quitter une soirée de quelques 3-4 heures sans rien retenir concernant leurs (précieux?) protégés. Le nom de nos enfants, leur âge? Pffft! who cares? Les défis professionnels bien réels et propres à notre génération? why bother? "J'ai réussi et j'en suis fier. D'ailleurs, j'adore cette tribune (et le fait que vous soyez emprisonnés à ma table par votre propre politesse) qui me permet de parler de ma carrière et de mes succès. Ce podium improvisé avec couverts et petites assiettes à pains me fournit l'occasion de vous (me) convaincre de ma propre importance."
La laideur et la flagrance de ce délit d'indécence sociale soulèvent un questionnement plus profond quant aux motivations réelles de la réussite des "baby-boomers". Leur version officielle et empreinte de poésie veut que leur réussite soit attribuable à une passion pure à l'égard de leur travail qui n'en est pas un. Non, ils ont plutôt mené une carrière, nuance. Je pose la question: et si leur motivation provenait de besoins plus complexes dont celui de clamer haut et fort cette réussite?
Ce qu'ils ne comprennent pas c'est que "ON S'EN FOUT"; ça ne nous intéresse pas de répéter un "pattern" de "workaholic" finis qui se valorisent uniquement par leur carrière.
Sans la réorientation et le réalignement des priorités des dirigeants dans un axe-employés, aucune société ne survivra aux nouveaux défis de l'économie de demain. La motivation des exécutants et des décideurs de demain passe par le respect de leurs valeurs et préoccupations. Sans respect, leur motivation se tarit. C'est à coups de "nous", "collectivité", "discutons" que le monde économique du Québec se bâtira.
Génération "X"ement vôtre.
vendredi 21 septembre 2007
Geneviève Jeanson
Geneviève Jeanson: dopée. On s'en doutait depuis des Lunes.
À ses tous débuts, elle constituait un espoir formidable puis, une série de mauvais choix et la magnifique athlète s'éclipse désormais derrière le scandale et la honte. Malheureusement, ses performances n'existent plus et tous gardent plutôt en mémoire l'EPO et les mensonges.
Mais, voilà qu'elle passe aux aveux et complètera son témoignage (Radio-Canada, Enquêtes, jeudi 27 septembre 21h00). Peu importe les raisons qui la poussent à raconter les détails de ses déboires, l'attention médiatique attirée par la princesse déchue a le mérite de soulever des questions.
Si, par la sincérité du récit des événements, elle peut susciter la réflexion chez d'autres jeunes athlètes, elle l'aura lavé son nom.
À ses tous débuts, elle constituait un espoir formidable puis, une série de mauvais choix et la magnifique athlète s'éclipse désormais derrière le scandale et la honte. Malheureusement, ses performances n'existent plus et tous gardent plutôt en mémoire l'EPO et les mensonges.
Mais, voilà qu'elle passe aux aveux et complètera son témoignage (Radio-Canada, Enquêtes, jeudi 27 septembre 21h00). Peu importe les raisons qui la poussent à raconter les détails de ses déboires, l'attention médiatique attirée par la princesse déchue a le mérite de soulever des questions.
Si, par la sincérité du récit des événements, elle peut susciter la réflexion chez d'autres jeunes athlètes, elle l'aura lavé son nom.
lundi 17 septembre 2007
Le talent du Bonheur
J'entendais ce matin à l'émission matinale de Paul Arcand, un commentaire sur l'entrevue que Yvon Deschamps a accordée hier à "Tout le monde en parle": Notre humoriste aguerri broit régulièrement du noir. Le plus surprenant c'est qu'il est tout à fait conscient de sa condition privilégiée, à tous points de vue, mais qu'il n'arrive pas à développer sa capacité au Bonheur.
Avant, je parlais régulièrement du "gène du Bonheur" comme d'une capacité innée à sourire et à composer avec les situations moins joyeuses de la vie qui, j'en conviens, présente parfois des défis particulièrement difficiles. Suite à une récente conversation avec ma tendre 1/2, je parle désormais du "talent pour le Bonheur" comme de la capacité à reconnaître le Bonheur dans les petites choses du quotidien. La différence tient essentiellement au fait que le talent du Bonheur n'est pas génétique mais peut s'apprendre. Encore faut-il travailler sa perception de la vie et se botter là où il faut quand il faut: la théorie "Flex-O-Flex"!!!
Mais, au fait, qu'est-ce que le Bonheur? Est-ce la grosse promotion attendue depuis 3-4 ans? ou est-ce plutôt le sourire et les câlins de ma puce les matins de grisaille professionnelle? J'opte pour les petits bonheurs qui créent le grand...
Avant, je parlais régulièrement du "gène du Bonheur" comme d'une capacité innée à sourire et à composer avec les situations moins joyeuses de la vie qui, j'en conviens, présente parfois des défis particulièrement difficiles. Suite à une récente conversation avec ma tendre 1/2, je parle désormais du "talent pour le Bonheur" comme de la capacité à reconnaître le Bonheur dans les petites choses du quotidien. La différence tient essentiellement au fait que le talent du Bonheur n'est pas génétique mais peut s'apprendre. Encore faut-il travailler sa perception de la vie et se botter là où il faut quand il faut: la théorie "Flex-O-Flex"!!!
Mais, au fait, qu'est-ce que le Bonheur? Est-ce la grosse promotion attendue depuis 3-4 ans? ou est-ce plutôt le sourire et les câlins de ma puce les matins de grisaille professionnelle? J'opte pour les petits bonheurs qui créent le grand...
jeudi 13 septembre 2007
Financement collectif des NTR et le recours aux larmes
Hier soir, TVA diffusait un documentaire, fort intéressant, produit par Julie Snyder. Les nouvelles techniques de reproduction (« NTR ») : ovulants chimiques, insémination artificielle et autres fécondation in vitro partageaient la vedette avec Céline et Julie dont les fruits de leurs entrailles découlent de ces NTR. Du coup, le ton du documentaire était donné: sortez vos mouchoirs et observez le drame humain se jouer devant vous.
Dans notre contexte de dénatalité, un documentaire sur les difficultés émotionnelles et financières rencontrées par les couples infertiles s'avère fort pertinent. Toutefois, à partir du moment où on sollicite les contribuables québécois pour financer le drame d'une poignée de couples, le débat devient nécessaire.
Le désir de procréer en appelle à nos émotions les plus brutes éloignant d'autant l'objectivité. Lorsqu'on oppose une question aussi fondamentale que la procréation à une notion de financement collectif, le piège de "l'émotionnalisme" nous guette. Avant de vilipender un gouvernement qui ne subventionne pas entièrement les coûts reliés au recours aux NTR, les défenseurs de cette option auraient pu se montrer plus convaincants en analysant avec, au moins une apparence d'ouverture d'esprit, les enjeux reliés aux grossesses découlant des NTR. En effet, qui serait contre le fait d'encourager la procréation si la question s'arrêtait là? Encore faut-il en savoir plus sur les coûts et risques reliés à ces naissances avant de s'engager dans la subvention massive de ces interventions.
Le recours, très habile, à des témoignages éminemment touchants, empreints d'émotions bien réelles, par des personnalités connues ou des couples bien ordinaires a le mérite de nous sensibiliser aux énormes difficultés surmontées par les couples infertiles mais, une fois ses larmes séchées, le contribuable demeure aux prises avec la question : notre société doit-elle financer les coûts élevés reliés à ces techniques? Et si oui, en avons-nous les moyens?
Enfin, je vous présente une équation simple : des enfants sans parents vivent présentement au Québec et leur seul espoir est d’être aimé par une famille qui les désire et des parents sans enfants portent en eux un amour véritable et un désir bien réel de donner cet amour à un (ou des) enfant(s). Un plus deux, la réponse est-elle toujours trois ou je me trompe?
Dans notre contexte de dénatalité, un documentaire sur les difficultés émotionnelles et financières rencontrées par les couples infertiles s'avère fort pertinent. Toutefois, à partir du moment où on sollicite les contribuables québécois pour financer le drame d'une poignée de couples, le débat devient nécessaire.
Le désir de procréer en appelle à nos émotions les plus brutes éloignant d'autant l'objectivité. Lorsqu'on oppose une question aussi fondamentale que la procréation à une notion de financement collectif, le piège de "l'émotionnalisme" nous guette. Avant de vilipender un gouvernement qui ne subventionne pas entièrement les coûts reliés au recours aux NTR, les défenseurs de cette option auraient pu se montrer plus convaincants en analysant avec, au moins une apparence d'ouverture d'esprit, les enjeux reliés aux grossesses découlant des NTR. En effet, qui serait contre le fait d'encourager la procréation si la question s'arrêtait là? Encore faut-il en savoir plus sur les coûts et risques reliés à ces naissances avant de s'engager dans la subvention massive de ces interventions.
Le recours, très habile, à des témoignages éminemment touchants, empreints d'émotions bien réelles, par des personnalités connues ou des couples bien ordinaires a le mérite de nous sensibiliser aux énormes difficultés surmontées par les couples infertiles mais, une fois ses larmes séchées, le contribuable demeure aux prises avec la question : notre société doit-elle financer les coûts élevés reliés à ces techniques? Et si oui, en avons-nous les moyens?
Enfin, je vous présente une équation simple : des enfants sans parents vivent présentement au Québec et leur seul espoir est d’être aimé par une famille qui les désire et des parents sans enfants portent en eux un amour véritable et un désir bien réel de donner cet amour à un (ou des) enfant(s). Un plus deux, la réponse est-elle toujours trois ou je me trompe?
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