Dans cinq dodos, le 10 juillet à 8h00, j'enfourcherai mon vélo devant le Stade Olympique en direction de Québec. En tout, un périple de plus de 250 kilomètres à parcourir en deux jours pour sensibiliser à la cause, ma cause, celle qui me tient tant à coeur: la recherche contre le cancer. Le 10 juillet justement, mon ami qui avait peur des aiguilles fêterait ses 39 ans si ladite cochonnerie ne l'avait emporté l'an dernier. Son souvenir m'accompagne, je l'entends parfois presque me parler, rire, me soutenir dans mes moments difficiles. Il joue à merveille son rôle d'ange gardien; depuis le 2 septembre 2009, lorsque ses filles et son amoureuse dorment , il m'accorde un peu d'attention.
J'aime croire qu'il se réjouit de l'issue actuelle de mon combat; qu'il savoure mon équilibre renouvelé comme une petite vengeance contre la bibitte. Samedi matin, j'aurai une pensée pour lui. Je partirai en silence avec la tête remplie de souvenirs mais surtout, de son héritage: vivre pleinement chaque jour (je sais, là-dessus, je me répète).L'entraînement semble au point; je devrais finir les deux journées sans trop de problème.
Le moral semble bon; je vis heureuse ce retour à la normale.
Reste plus qu'à me tester!