jeudi 22 novembre 2007

L'hiver et la nostalgie

Les premières neiges me rappellent invariablement l'approche de la période des Fêtes et, incidemment, les festifs retours à la maison qui soulignaient la fin de la session d'automne du temps de mes (nombreuses) années universitaires. Fin novembre coïncidait alors avec la préparation aux examens de fin de session et aussi avec l'excitation reliée au retour à la maison pour les quelques jours du congé de Noël. L'ambiance chaleureuse et le Bonheur de ces quelques soirées en famille ou entre amis sont un souvenir précieux pour moi.

Plus précisément, je me rappelle quand une soirée me coûtait 40$. (Non mais, dans les années 1990, est-ce que l'$ poussait dans nos poches?) Nirvana. Le grunge et l'époque où les vêtements trop grands (même pour les filles) et les jeans non griffés faisaient un "outfit" très potable. Les "beat the clock" sans remords. La piste de danse pleine de "gadoue" et les souliers "scraps" après des heures à danser en fous. Souvenirs heureux d'une période d'insouciance...

*************************************

Mais, ce matin, la fascination de ma petite fille devant le tapis blanc, comme un cadeau laissé juste pour elle pendant la nuit. À travers ses yeux d'enfant, je revis une ivresse oubliée. Ses premiers souvenirs d'hiver deviennent ma nouvelle nostalgie. Mes références au Bonheur se transforment et c'est là toute la magie d'être parent. La capacité de vivre un grand moment à travers les flocons de novembre. Rajeunir, sentir battre son propre coeur d'enfant, une chance pour l'émerveillement, la saisir. À nouveau.

samedi 3 novembre 2007

Bianka

http://www.cyberpresse.ca/article/20071103/CPACTUALITES/711030501/7044/CPACTUALITES

Nous oublierons. Comme nous oublions toutes ces histoires sordides qui coûtent la vie à des petits anges. Gavés par la nouvelle répétée à outrance dans nos (multi) médias nous en arriverons à un stade de dégoût, certes, mais malheureusement aussi, à un stade "d'écoeurantite" aigüe et pour compenser, nous oublierons.

Cependant, il faut retenir de cette histoire que ces deux voyous de bonne famille ont manqué de jugement dans leur utilisation irréfléchie d'une arme dangereuse: une voiture. Des courses (?) en plein après-midi sur une artère bordée de maisons (?), non mais ça va pas la tête (?). Bien franchement, je reconnais que ces deux adolescents regrettent leur geste et qu'ils ne souhaitaient pas faucher ainsi la vie d'une petite fille de trois ans.

Néanmoins, l'âge d'utiliser une voiture devrait coïncider avec l'âge de formuler un jugement et ces deux jeunes hommes doivent subir un procès d'adultes.

Je pense à mon petit ange de deux ans et je n'éprouve aucune sympathie devant les larmes de ces deux jeunes (ir)responsables de la fin d'un beau rêve pour cette petite famille.