mardi 15 janvier 2008

6 Semaines

Depuis 11 jours, tout respire cette promesse de bonheur, cet espoir de vie devenu le centre de notre univers. La vie. Un petit coeur qui bat grâce au mien. Un petit ange qui grandit grâce à nous.

Tous les trois, nous l'aimons déjà.

Rien n'y paraît encore; pas de rondeur, pas de symptôme. Et pourtant. Sa présence discrète modifie notre regard sur l'avenir. Mon beau trésor devient l'aînée. Elle doit apprendre à composer avec la perspective de partager, inévitablement, l'attention de ses parents. Pas l'amour, il se multipliera, mais bien l'attention.

Comme parents, nos valeurs fondamentales sont à nouveau mises de l'avant et les priorités professionnelles reprennent leur place: la deuxième, derrière le respect de l'unité d'amour familial.

mercredi 19 décembre 2007

De la fatigue avouée

Grande nouvelle: C. est fatiguée, M. est fatiguée, J. est fatiguée, D. est fatigué, A. est fatigué! Et moi-même je suis fatiguée. Tout le monde ressent une fatigue, pourquoi ce besoin d'en parler? D'emblée, elle entre dans l'équation de nos vies trépidantes. À travers les diagnostics de fatigue chronique, d'épuisement professionnel, de dépression, et les auto constats de surmenage au travail, de fatigue accumulée et de manque d'énergie, difficile de mesurer le manque d'énergie de chacun. Fatigue physique, fatigue mentale, je respecte.

Là où je débarque c'est dans la surenchère et la propension à la lente et insupportable plainte de toutes les menues fatigues dans le but, inavoué (?), de donner de l'importance aux petites priorités du plaignard.

Alloooo?! Chacun travaille fort, chacun doit concilier plusieurs sphères de sa vie et, conséquemment, courir comme un malade. Entre les délais serrés et parfois mal négociés, les rendez-vous personnels, les meetings d'affaires auxquels il faut arriver bien préparé, chacun doit faire l'effort supplémentaire. C'est la vie, voilà tout. L'état d'esprit dans lequel chacun affronte ce défi déterminera sa force à bien s'en sortir, sans trop de heurt.

Cessons les plaintes et apprécions le moment présent. Tant pis pour les cernes et autres évidences des dures nuits et du manque de repos, l'important c'est le Bonheur.

Qui n'aime pas le doux rappel d'une soirée agréable terminée trop tard que suscite chaque baîllement du lendemain? ;)

dimanche 9 décembre 2007

Réunionite aigüe

J'appréhende la semaine qui vient; il en reste deux avant le congé des Fêtes et c'est la perspective de ce congé qui me permet de garder le moral. Je souffre depuis deux semaines de "réunionite aigüe". Je n'arrive pas à travailler efficacement car toujours dérangée par des réunions, formelles ou non. Les réunions me tuent; je me retiens de les annuler. Toutes.

Travailler de la maison serait l'option la plus profitable mais comment convaincre une organisation aux valeurs conservatrices des bienfaits du télétravail, loin du téléphone, des visites impromptues de collègues en mal de placotage et, bien sûr, des foutues réunions? Je devrai travailler les soirs afin de mener à bien mon travail, difficile quand le besoin de vacances se fait sentir de façon aussi criante.

Cette semaine: lundi réunion de 14h00 à 14h30 / mardi réunion de 8h30 à 12h30 / jeudi réunion de 8h45 à 10h15 et ce sont là les réunions prévues... il s'en rajoutera!!!

Il me faudra tricoter entre celles-ci et travailler fort dans les coins pour repousser les réunions surprise.

Bonne semaine!

jeudi 22 novembre 2007

L'hiver et la nostalgie

Les premières neiges me rappellent invariablement l'approche de la période des Fêtes et, incidemment, les festifs retours à la maison qui soulignaient la fin de la session d'automne du temps de mes (nombreuses) années universitaires. Fin novembre coïncidait alors avec la préparation aux examens de fin de session et aussi avec l'excitation reliée au retour à la maison pour les quelques jours du congé de Noël. L'ambiance chaleureuse et le Bonheur de ces quelques soirées en famille ou entre amis sont un souvenir précieux pour moi.

Plus précisément, je me rappelle quand une soirée me coûtait 40$. (Non mais, dans les années 1990, est-ce que l'$ poussait dans nos poches?) Nirvana. Le grunge et l'époque où les vêtements trop grands (même pour les filles) et les jeans non griffés faisaient un "outfit" très potable. Les "beat the clock" sans remords. La piste de danse pleine de "gadoue" et les souliers "scraps" après des heures à danser en fous. Souvenirs heureux d'une période d'insouciance...

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Mais, ce matin, la fascination de ma petite fille devant le tapis blanc, comme un cadeau laissé juste pour elle pendant la nuit. À travers ses yeux d'enfant, je revis une ivresse oubliée. Ses premiers souvenirs d'hiver deviennent ma nouvelle nostalgie. Mes références au Bonheur se transforment et c'est là toute la magie d'être parent. La capacité de vivre un grand moment à travers les flocons de novembre. Rajeunir, sentir battre son propre coeur d'enfant, une chance pour l'émerveillement, la saisir. À nouveau.

samedi 3 novembre 2007

Bianka

http://www.cyberpresse.ca/article/20071103/CPACTUALITES/711030501/7044/CPACTUALITES

Nous oublierons. Comme nous oublions toutes ces histoires sordides qui coûtent la vie à des petits anges. Gavés par la nouvelle répétée à outrance dans nos (multi) médias nous en arriverons à un stade de dégoût, certes, mais malheureusement aussi, à un stade "d'écoeurantite" aigüe et pour compenser, nous oublierons.

Cependant, il faut retenir de cette histoire que ces deux voyous de bonne famille ont manqué de jugement dans leur utilisation irréfléchie d'une arme dangereuse: une voiture. Des courses (?) en plein après-midi sur une artère bordée de maisons (?), non mais ça va pas la tête (?). Bien franchement, je reconnais que ces deux adolescents regrettent leur geste et qu'ils ne souhaitaient pas faucher ainsi la vie d'une petite fille de trois ans.

Néanmoins, l'âge d'utiliser une voiture devrait coïncider avec l'âge de formuler un jugement et ces deux jeunes hommes doivent subir un procès d'adultes.

Je pense à mon petit ange de deux ans et je n'éprouve aucune sympathie devant les larmes de ces deux jeunes (ir)responsables de la fin d'un beau rêve pour cette petite famille.