Malgré les apparences, le titre de ce billet en dit long. En effet, mai et juin 2009 constitueront assurément une période charnière de ma vie. Du 1er mai à aujourd'hui -- deux mois et 1 semaine- ou dix semaines - ou 70 jours --, les décisions et événements s'enchaînent à un rythme effarant. A priori, commencer la conversation en disant que tout a basculé en 2 mois et voilà votre interlocuteur qui présume le pire: séparation , perte d'emploi, problèmes de santé. Dans mon cas, il n'en est rien. Tout change. Pour le mieux. Suite à des décisions.
Étape 1: Vendre notre maison
Après 10 années de sérénité dans notre Ville d'Adoption, l'Homme et moi décidions le 1er mai dernier de retourner vivre dans notre Patelin. Le mercredi 6 mai, la maison était vendue!
Étape 2: Acheter notre maison
Le mercredi 13 mai (décidément pas superstitieux: nous prenions possession de notre maison actuelle un 13, un vendredi - ouuuuh), nous concluions la promesse d'achat.
Étape 3: Quitter le Centre-Ville de Montréal - travail
Bon. Ce qui devait, selon mes calculs, prendre environ 4 à 6 mois (étapes 1 et 2) a plutôt pris 5 jours. Je devais prendre l'été pour réfléchir à mon avenir professionnel mais me voilà face à la réalité. Premier constat très facile: il me faut quitter le Centre-Ville de Montréal, je prends déjà environ 45 minutes pour m'y rendre alors le fait de m'éloigner rend cette option faisable (car empruntée par plusieurs de mes concitoyens) mais ne me convient pas compte tenu de l'importance du volume de travail requis.
Après 10 années de loyaux services envers Employeur, j'identifie mes possibilités: (a) Employeur-Potentiel-coup-de-coeur et (b) Employeur-Potentiel-back-up. Je me lance, pas mal stressée. Ça sonne des cloches?
Le contexte professionnel
L'an dernier, je me résignais à ma non-promotion et je découvrais l'ampleur de mon problème avec Goliath. De nombreuses conversations avec Petit Patron, Grand Patron et Directeur des RH me faisaient alors comprendre que le malaise était pratiquement palpable mais qu'on restait dans le "non-dit". L'an dernier, à l'aube d'un congé de maternité, je me résignais à mon sort.
Maintenant, après mûre(s) réflexion(s), je décide qu'un changement d'air est nécessaire: je décide de foncer et de tenter ma chance. Je préfère l'opportunité d'utiliser mes forces ailleurs et aussi, de travailler mes faiblesses (ou points d'amélioration pour adopter le langage "ressources humaines") dans un autre contexte où la confrontation ne ferait plus partie des paramètres. J'espère.
Depuis un an que j'y pense, voilà que mon amour-propre me somme de prendre une décision me permettant de trouver un environnement de travail plus propice à ma réussite. Pour moi.
La stagnation des 2 dernières années ne me convient plus et ma carrière nécessite un nouvel élan.
Les démarches
Début des démarches: le 15 mai sans trop rien attendre, puisque ni Employeur-Potentiel-coup-de-coeur ni Employeur-Potentiel-backup n'affiche de poste répondant à mon profil. Rapides retours d'appel, mon profil est rare et les deux souhaitent me rencontrer.
Après des entrevues, des courriels, des discussions, une journée complète de tests psychométriques, des moments d'attente relativement à des approbations de budget, les deux me faisaient des offres verbales le 25 juin. Deux offres très intéressantes.
Suite à six semaines de stress, d'absences à justifier à mon employeur actuel, de non-motivation, de hâte à conclure et régler le tout, voilà que le tout se concrétisait avantageusement pour moi. Entre le 25 juin et le 2 juillet, je me trouvais donc dans la meilleure situation possible: prendre une décision.
La décision
LE facteur de décision: créer du temps pour ma petite famille tout en ayant un emploi stimulant.
Fait. J'opte pour Employeur-Potentiel-backup pour lequel je travaillerai 3 jours dans mon Patelin (à 5 minutes de la maison) et 2 jours à 45 minutes de route. C'est plus que tout ce que j'espérais.
Note
Contre toute attente, il me fut fort difficile de quitter mon employeur actuel. En effet, n'acceptant pas ma démission, il tenta de m'offrir une formule de travail personnalisée (télétravail, horaire adapté, etc.). Selon leurs dires, je suis une excellente ressource qu'ils ne peuvent se permettre de perdre. En plus, une femme avec perspective de leadership. Après 2 journées de re-réflexions, ma décision demeure inchangée. Au-delà de la contrainte de distance, il y a les possibilités futures et le contexte de confrontation qui me hante depuis 2 ans. À cause de l'acharnement à mon endroit d'un seul de leurs comparses, ils doivent donc se résigner à me voir partir. Il fallait y penser avant et reconnaître mon "excellence" avant... L'an dernier, j'avais clairement dit à Petit Patron que si l'issue de la question de ma promotion ne me convenait pas, je ne pourrais rester. Personne ne me prenait au sérieux.
Cela dit, sans la déception de l'année dernière, je n'aurais même pas décidé de retourner dans mon Patelin... "Rien n'arrive pour rien". Pour que tout tombe en place ainsi en 2 mois; j'étais prédestinée.
Et maintenant, je vais passer plus de temps avec mes Princesses. :)
mardi 16 juin 2009
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1 commentaire:
Félicitations, CAtharsis. Ça ressemble drôlement à un "six-pack" de bonnes décisions.
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