lundi 3 mars 2008

L'exercice physique et la bedaine

Ma bedaine commence à paraître et avec elle arrivent les précieux conseils de tout le monde.

Au début de ma grossesse, je me suis promis de continuer à m'entraîner à raison de 2-3 séances de spinning par semaine, un peu de yoga avec la Puce et des marches car, pour l'instant, nos belles rues enneigées (?), glacées (?), engadouées (?) me découragent de la course. Éventuellement, quand la température me le permettra, je m'y remets. Bref, je bouge pas mal, ce qui attire son lot de commentaires et de regards désapprobateurs; surtout relativement au spinning.

Précisons que, sur un vélo, je connais deux intensités: au repos et "dans le tapis". Pour contrôler ma propension à me défoncer, j'utilise une montre "Polar" qui me permet de maintenir mes fréquences cardiaques à un niveau acceptable (soit 10-15 sous mon maximum habituel et idem pour l'endurance). À date, à 13 (ou 15?) semaines, tout va pour le mieux. Pour faire taire les mauvaises langues, j'affirmerais même que mon corps se porte mieux qu'à ma première grossesse: pas de stress au nerf sciatique, un meilleur souffle et je maintiens le tonus.

C'est à suivre et ça ne peut pas être pire qu'à ma première grossesse; tout arrêter pendant le fameux premier trimestre et ne plus pouvoir reprendre l'intensité jusqu'à 1 1/2 mois après l'arrivée de la Puce.

mardi 19 février 2008

Les petits anges

Ce matin encore, on parlait d'un bébé secoué. 9 mois, sans défense, un petit ange.

À "Puisqu'il faut se lever", un médecin a expliqué les effets d'un tel châtiment (et je pèse le mot) et je m'en permets une traduction libre. Lorsque le bébé est secoué, son cerveau bouge comme du Jell-O de telle sorte que ses méninges décollent de la paroi du cerveau et que les vaisseaux sanguins éclatent ce qui augmente la pression dans la crâne de l'enfant.

Les signaux à surveiller sont les pleurs excessifs, une bosse sur le dessus de la tête causée par la pression sanguine (plutôt qu'un petit creux au niveau de la fontanelle), les yeux rougis (vaisseaux sanguins dilatés) ainsi que des nausées. Il ne faut alors pas hésiter et conduire l'enfant à l'urgence.

Ces vulnérables petits anges ne demandent qu'à être aimés. Qui sont ces criminels qui commettent ainsi des actes délibérés de violence lâche? Ce sont parfois les conjoint(e)s qui s'impatientent face à un enfant qui n'est pas leur, parfois ceux à qui une maman confie son Trésor en toute candeur mais parfois aussi les parents eux-mêmes qui succombent à leurs faiblesses plus fortes que leur amour pour ces enfants qu'ils ne méritent pas.

Devant pareilles démonstrations de la bêtise humaine, que pouvons-nous? Chacun peut assurer le bonheur de ses propres enfants mais lorsque le malheur est perpétré par ceux-là mêmes qui ont pour responsabilité de veiller sur ces petits anges, le problème devrait-il être l'affaire de tout le monde? Sinon, notre société respecte-t-elle vraiment les valeurs fondamentales de chacun?

lundi 11 février 2008

La grisaille de Février

En décembre, toute neige vise droit au coeur et anime de vives émotions. Souvenirs d'enfance retrouvés à l'approche d'un Noël blanc.

En février, toute précipitation accroche le petit nerf et rend plutôt maussade. Espoirs vains d'un ciel ensoleillé qui ne se manifeste pas, ou si peu. Aujourd'hui, le -26 (avec le facteur éolien bien sûr) écorche mon sourire et attise mon besoin de soleil. Quoi? Je pourrais compenser avec de la vitamine D? Non mais, franchement, peut-on vraiment remplacer la chaleur d'un soleil de printemps sur un visage encore frais par un après-midi de mars contre une capsule qu'on avale en 2 secondes devant l'évier de la cuisine? Foutaise. Rien ne vaut the real thing.

L'attente du printemps a la vertu du contraste. Sans l'hiver qui perdure, on apprécierait sûrement moins le redoux.

lundi 28 janvier 2008

Les grandes étapes et l'indiscrétion

Je me souviens des partys de famille de mon adolescence ponctués de la question qui tue, formulée par des tantes que je voyais une fois par année: "Pis? as-tu un p'tit amoureux?" Comme si, à 14-15 ans, célibataire, l'ado souhaitait vraiment discuter du sujet, avec une inconnue.

Plus tard, je me case avec mon amoureux et nous prenons appartement. Tout le monde, jusqu'à des amis de nos amis, nous questionnait sur nos intentions d'acquérir une maison. Comme si, en fait, on ne l'achèterait pas tout de suite notre maison avec 200k $ dans le compte de banque. Allo?!

Puis, une fois le nid douillet bien installé, LA question surgit, cette fois ce sont nos parents qui s'impatientent, ils ont hâte d'être grands-parents: "À quand les enfants?" Venant des grands-parents en devenir, comment leur en vouloir, c'est une étape de leur vie cette fois. Et voilà, le premier trésor s'annonce.

On pense alors que c'est terminé jusqu'à l'étape des petits-enfants, nous aurions donc une trentaine d'années devant nous.

Mais non, ça continue. "En voulez-vous d'autres?" Cette fois, ce sont les collègues de travail qui tentent tant bien que mal à assurer le nivellement des chances car si eux arrivent difficilement à trouver du temps pour le bureau entre la garderie, l'école, les cours de danse, de natation, le hockey, pas question que je m'en tire aussi facilement (avec une seule enfant)! (Aparté: Ma fille a 2 1/2 ans et ça fait 3 ans que mes collègues me harcèlent à savoir si j'en veux plus qu'une.)

Puis, on fait le grand saut et un deuxième trésor s'annonce. Le grand Bonheur, en double. Une décision de couple, de famille.

Et après? Quelle est l'étape? Va-t-on pousser l'indiscrétion jusqu'à me demander quelle méthode de contraception définitive nous utiliserons? Je n'en serais même pas surprise.

mardi 15 janvier 2008

6 Semaines

Depuis 11 jours, tout respire cette promesse de bonheur, cet espoir de vie devenu le centre de notre univers. La vie. Un petit coeur qui bat grâce au mien. Un petit ange qui grandit grâce à nous.

Tous les trois, nous l'aimons déjà.

Rien n'y paraît encore; pas de rondeur, pas de symptôme. Et pourtant. Sa présence discrète modifie notre regard sur l'avenir. Mon beau trésor devient l'aînée. Elle doit apprendre à composer avec la perspective de partager, inévitablement, l'attention de ses parents. Pas l'amour, il se multipliera, mais bien l'attention.

Comme parents, nos valeurs fondamentales sont à nouveau mises de l'avant et les priorités professionnelles reprennent leur place: la deuxième, derrière le respect de l'unité d'amour familial.