dimanche 17 août 2008

Les médailles du "Canada"

Enfin(!).

Assis sur nos derrières, dans le confort de nos salons, chacun de nous, Canadiens, pousse un soupir de soulagement: nous produisons aussi des champions.

Naïvement, d'aucuns croient que ces athlètes mettent autant d'efforts dans le but de gagner une médaille pour le Canada. Par la force des choses, oui. Mais, la médaille, ils se la gagnent. Pour eux. Les efforts quotidiens des quatre dernières années leur appartiennent et leurs petites batailles et multiples souffrances aussi. Pour la plupart, les non-athlètes ne réussiraient pas à tenir le coup et abandonneraient au moindre obstacle. Cessons donc nos lamentations et respectons les grandes femmes et grands hommes qui se classent parmi les meilleurs au monde. Médailles ou pas. Leurs objectifs méritent tout notre respect. Point.

Cela dit, l'identification à ces athlètes canadiens devrait avoir un effet collectif bien plus noble que la pratique du chiâlage synchronisé ad mare usque ad mare pendant 16 jours. Chaque "identifié" devrait plutôt ressentir l'appel du dépassement de soi. La fixation de nouveaux objectifs, aussi humbles soient-il, a le mérite de nous forcer à puiser le meilleur de nous et de (nous) révéler (à nous-mêmes) notre plein potentiel.

"Everything you need is already inside"

- Bill Bowerman, cofondateur de Nike, défenseur de la solidité mentale.

samedi 16 août 2008

The right person

"Find a person who loves you for exactly who you are. good mood, bad mood, ugly, pretty, handsome what have you. The right person will still think the sun shines out your ass, thats the kind of person thats worth sticking with."
- Mac MacGuff (Juno, 2007)

I also think I've found that person.

Juno

YYYY


Belle trame sonore, bon rythme, beau film. Traiter un sujet aussi âpre sans sombrer dans le mélo tient de l'exploit. Intelligent.

Bravo à Ellen Page qui crève l'écran; même sans mots, il me semblait vivre ses émotions. À moins que... ;)

vendredi 15 août 2008

Le pouvoir des mots

À la recherche des mots justes... telle une illettrée, je ne les trouve plus.

Aujourd'hui, ces mots et leur évocation, c'est sur un autre blogue que je les ai dénichés. Incertaine de l'identité du blogueur, je partage pourtant les émotions qui émanent de son billet. La justesse des mots et du propos me chavirent et cet émoi, amplifié par les hormones (!), ne se dissipe pas même après une heure suite à sa lecture.

http://lemondeensaignant.blogspot.com/2008/08/et-moi-qui-peur-de-tout.html

Au risque de plagier... Dans mes mots à moi:

Même si on souhaite conserver le pouvoir de l'innocence. Toujours. Le temps se charge de nous calmer le pendule et de nous remettre à notre place. Il est de ces événements qui ne se décrivent pas mais se vivent de l'intérieur.

Il y quelques mois déjà, j'apprenais avec stupéfaction qu'un de mes amis d'adolescence luttait contre un ennemi plus grand que nature: la maladie. Le mot "lutter" n'est pas approprié puisque la bataille est bien réelle cette fois, ainsi que la douleur. Soit. Que faire? Que dire? Passive, je me suis manifestée doucement: je suis là si tu as besoin de moi. Face à ces grandes batailles, je perds mes mots, mes moyens. Manque d'expérience.

Maintenant, je lis son blog malgré le risque de m'émouvoir chaque fois. Il sait que je le lis mais ne sait pas à quel point j'apprécie renouer avec son ton, son humour. Même après toutes ces années de distance, je peux l'entendre rire entre deux idées "saugrenues". C'est cette proximité renouvelée, que ses billets me procurent, qui me font y retourner quotidiennement. Aussi, j'aime admirer son courage et me dire qu'il devient, face à l'adversité, un être d'exception.

Pourquoi ces mots? Parce que je crois en leur pouvoir, s'il en est un, de dire à quelqu'un: "je suis là pour toi". En toute sincérité, celle de dire, je te tiens la main en pensée, et ton courage m'inspire.

Son blogue: http://etmoiquiapeur.blogspot.com/

lundi 11 août 2008

L'attente...

Ces dernières semaines sont difficiles: physiquement et moralement. Après 3 ans, j'avais oublié.

À 3 semaines du jour J, j'ai l'impression très nette (et désagréable) d'attendre. Habituellement, je trompe l'ennui avec l'activité physique (vélo, course avec ma fille dans sa poussette, une longue marche au Mont St-Bruno) mais mon corps ne me permet plus ce luxe. D'ailleurs, sur recommandation de mon médecin, je dois me reposer. C'est long longtemps. Il a sûrement raison: depuis 1 semaine la fatigue se présente à toute heure du jour et je fais des siestes même si je n'arrive plus vraiment à bien dormir ne trouvant pas de position confortable.

Moralement, végéter ne me fait pas. Bien que me reposer soit fort agréable, je préfèrerais, et de loin, faire des activités avec ma Grande afin de profiter de mes vacances. J'ai plein d'idées pour des activités avec elle mais je suis clouée à la maison par mon propre corps.

À ce stade-ci, je ne veux plus de "bedaine", je veux ma Petite fille. Bon. :-)

Cela dit, rien que d'y penser, je me dis que l'attente en vaut bien la peine. Vivement la semaine du 1er septembre!!!