Auparavant, la Poule en parfaite santé, bénéficiait des meilleures primes d'assurance sur le marché.
Son statut prestige bien établi, le Furet la dorlotait en lui proposant des produits pour la bien protéger.
La vente de ces dispendieuses polices nécessitait que le Furet, complice, déploie ses compétences
afin de convaincre la Poule de couvrir ses éventualités et acheter les dits produits d'assurance.
Une fois le cancer survenu, la Poule consulta sa police maladie grave pour réclamer son dû.
Force lui fut de constater que le cancer s'était manifesté trop tôt et qu'en assurances, point de salut.
L'avocate en elle pigea illico qu'elle recevrait que dalle mais qu'il fallait aviser le Furet prestement.
Après douze jours sans retourner la balle, le Furet apprit de la Poule la mauvaise nouvelle et le verdict emmerdant.
Le Furet, rassurant, prétendit que la bonne foi de la Poule induirait un dénouement en sa faveur.
Il lui conseilla également de réclamer l'exonération de ses primes, au grand étonnement de la Poule d'ailleurs.
Pour procéder, la Poule et ses médecins devaient diligemment remplir moult formulaires harassants.
Après une semaine, le Furet achemina les documents que la Poule remit néanmoins en un délai satisfaisant.
Un peu plus d'un mois de furetage plus tard, les demandes se trouvaient entre les mains du grand Terrier.
Deux mois passèrent, la Poule attendait le Furet relativement à sa tendre moitié et sa police-invalidité.
Bien évidement, la Poule ne bénéficia pas d'une telle félicité, aggravant l'urgence des règlements.
Lors de cette visite retardée, la Poule comprit que tout pourrait se conclure dans la semaine, diligemment.
La Poule, après des semaines, participa à la recherche de son dossier médical, tombé entre deux bureaux.
La Poule, amène, dut aider à retrouver le précieux dossier puisque le Furet ne lui répondait pas presto.
Souhaitant un règlement avant Noël, la Poule fit plutôt face à l'ouverture d'une brèche:
accidentellement, le Furet lui annonça la non-exonération des primes comme affirmé sans recherche.
Pendant tout un mois de cyber-monologues déplorables, le Furet ne répondit pas, débordé comme toujours.
Enfin, le Furet annonça la décision défavorable, confirmant le verdict de la Poule, logique mais trop lourd.
Pour compenser, la Poule tenta de récupérer son pécule et de réduire son épargne pendant son invalidité.
L'histoire se répèta: la Poule, telle une émule, courut à la suite du Furet qui ne se montra pas plus empressé.
La lenteur du Furet se digérait sans trop de heurt, la Poule devenue sage par la maladie, encaisse.
Mais, la borne fut franchie sans pudeur quand le Furet afficha une condescendante et inadmissible impolitesse.
Le Furet poussa l'audace jusqu'à ordonner à la Poule d'apprécier ses efforts ardus ce qui la mit plutôt en rage.
La Poule et l'amoureux, perspicaces, voulurent rompre ce lien d'affaires superflu mais décidèrent d'attendre après l'orage.
En affaires et en général, il faut parfois attendre et se montrer sages.
En assurances, point de salut, les mots noir sur blanc prédominent, sans ambages.
jeudi 4 mars 2010
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