Avec ma progéniture, mes matins de semaine se remplissent immanquablement de courses effrénées. Ou bien, je suis complètement désorganisée (option tout à fait plausible), ou bien le hasard se charge de me "mettre dans le jus". Le moment du biberon du matin de ma Petite (3 mois) coïncide invariablement avec le numéro 2 de ma Grande (3 ans) (1) ou avec une envie soudaine et très, très, très prioritaire de trouver la Princesse Aurore: "Maman, je veux Aurore -Tu as Cendrillon, juste là ma Grande - Non, je veux Aurore - Tu dois attendre 2 petites minutes mon trésor - Mais, Maman, je veux Aurore parce que je veux jouer avec le château rose [insérez ici n'importe laquelle des raisons qui vous viennent en tête]"...
Quand vient l'heure de quitter la maison pour aller reconduire la Grande à la garderie, le vrai fun commence. Habille la Petite à moitié (on ne veut quand même pas qu'elle cuise par le temps que la Grande soit finalement prête à partir), demande à la Grande de mettre ses bottes, ce qu'elle fait généralement après que j'aie répété un minimum de 3 fois et que j'aie menacé le retrait de la Cendrillon qui change de couleur (veilleuse très précieuse installée dans sa chambre), de la guirlande d'étoiles bleu qui lui sert également de veilleuse mais qui a la vertu d'être une décoration de Noël, des souliers de Princesse, des Princesses elle-même... [Ici, tout jouet qui a la cote fait l'affaire comme objet de négociation]. Donc, après tout ce rituel, la Petite, à moitié habillée, commence à chigner parce qu'elle a chaud et est un tantinet inconfortable mais, la Grande porte (enfin) ses bottes d'hiver. Le manège recommence pour la tuque, le cache-cou puis, exaspérée, je lui mets son manteau et je me dépêche à enfiler le mien, la tuque de travers, les gants dans mes poches parce que la Petite pleure maintenant franchement et que je m'impatiente un p'tit brin.
Nous entrons désormais dans la phase où la Grande doit monter dans la voiture et s'installer dans son siège d'auto. Généralement, cela se passe relativement rapidement, ma Grande étant suffisamment intelligente pour déceler ma mèche qui s'écourte de minute en minute. "Clique" la coquille de la Petite sur la base, entame l'opération de sécuriser la Grande dans son siège d'auto. À ce moment, elle réclame invariablement un jouet pour le trajet. "Maman, je veux Aurore"...
Arrive à la garderie, tout se passe plus rapidement, le déshabillage étant beaucoup plus facile pour elle: elle "garroche" tous ses vêtements par terre. "Mon trésor, est-ce là que tes vêtements passeront la journée? - Mais, Maman, je dois mettre mes chaussures... - Mon trésor, aide-moi à ranger le tout dans ton casier"... Elle m'aide à contrecoeur puis, met ses chaussures. Après 30-45 minutes, depuis le moment où j'ai annoncé le départ pour la garderie, la voilà donc enfin prête (!). Elle trépigne, elle a bien vu ses copains qui s'amusent dans le local et pense seulement à se joindre à eux. Elle me regarde, petit moment d'hésitation... S'ensuit une avalanche de câlins et de becs avant qu'elle ne se précipite vers ses amis ou son éducatrice. Je lui souris bêtement; soulagée de vivre cette vie et de recevoir ses câlins et bisous tous les jours.
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(1) Pour les non-parents ou pour clarification, à 3 ans, un numéro 2 nécessite de l'aide pour la tâche finale avant l'enfilage des "bobettes". Hum! hum! désolée pour les détails.
lundi 1 décembre 2008
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1 commentaire:
...même à 6 ans, des fois je la regarde et j'aurais le goût de l'aider car je ne suis pas sûr du résultat final. En tout cas, cette époque est révolue. Je parle bien-sûr de l'étape post-#2.
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