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Suite du 31 décembre 2009...
Le 1er janvier 2009
Donc à minuit et quelques secondes, le 1er janvier 2010, ma gang et moi nous étreignons pour nous offrir
Couchée vers 1h00, il n'en demeure pas moins que la réalité me rattrape. Encore. Je dois me lever pour me rendre à l'urgence à 7h00 du mat' pour ma perfusion qui durera cette fois-ci trois heures, merci au redneck. Mon père m'accompagne, fidèle soldat promu au rang de lieutenant-adjoint, et je recommence le manège de l'urgence et je n'attends pas, bla-bla-bla. On m'installe à nouveau dans l'armoire à balais. Devinez qui se mérite ce matin la passionnante tâche d'installer ma perfusion? Infirmière-frustrée-mais-ben-fine-pareil. Elle ne semble pas d'humeur à sourire mais elle se montre polie. Gênant de me brusquer avec mon crâne dégarni et mon cathéter "lock" dans ma main pratiquement inutilisable, pas pour me
Arrivée à la maison, je mange un peu puis me couche pour une sieste. Je me lève en début d'après-midi et nous attendons le retour de la visite puisqu'hier, ma mère et ma soeur n'avaient pas le coeur à distribuer les cadeaux aux enfants sans moi. Donc, les enfants dépouilleront l'arbre de Noël le 1er janvier. Déjà qu'habituellement, nous distribuons les cadeaux le 31 décembre, ma Grande n'y tient plus. La visite arrive, les enfants manifestent de la fébrilité devant tous ces beaux présents. À l'attaque les girls! Les oh, les ah, les sourires, les yeux pétillants, nos quatre magnifiques petites filles s'amusent qui à ouvrir les cadeaux, qui à jouer avec les boîtes, qui à admirer une poupée mais toutes semblent si heureuses. Elle sont belles nos filles.
Il est passé 16h00 et je dois retourner à l'hôpital. Depuis ce matin, je réalise que je n'en peux plus de ce programme quotidien. De ces perfusions à profusion, de ces visites à l'urgence, de me sentir malade. Je vais négocier avec le médecin pour qu'il ne me donne pas le Vanco et me laisse partir avec des antibio en pilules. Arrivée à l'urgence, avec l'Homme cette fois-ci, bla-bla-bla me voilà dans la salle d'attente. Avant même de m'asseoir, j'aperçois une jeune femme assise à l'exacte même place que ce matin, je n'ose pas la regarder puisque je vais, encore, la précéder. Tout près de moi, deux mamans discutent. De quoi? Du sujet de prédilection dans une salle d'attente d'urgence: quelles salles semblent vides, qui sera logiquement appelé le prochain, ça spécule sur l'ordre de priorité. Deux portes s'ouvrent sur les Salles d'examen #2 et #3. Assise depuis moins de dix minutes, l'infirmière m'appelle dans la Salle d'examen #2. Tous les regards en ma direction, enfin j'imagine, je me lance dans ladite salle afin d'y entrer en un seul morceau. L'Homme et moi sains et saufs, nous attendons le médecin qui ne tarde pas. Docteur Échevelé arrive et constate, satisfait, que mon bras et ma main ne montrent plus ni enflure ni signe d'infection et je lui confirme que la douleur a diminué considérablement. Comme prévu, je tente de négocier avec lui: plus de perfusion, je n'en peux plus, qu'il me laisse partir avec des antibio en pilules. Il comprend, nous discutons et il gagne ce round en m'assurant que c'est la dernière perfusion et qu'il me libère ensuite contre ma promesse que le suivi sera assuré la semaine prochaine par l'équipe d'oncologie. Soit mais trois heures, non, qu'on me le donne en deux heures et demie, je gagne ainsi trente minutes et ce round.
La routine reprend et je suis enfin libérée, pas de réévaluation demain, pas de perfusion demain, je repars avec des prescriptions d'antibio en pilules. That's it!Encore une fois, belle soirée en famille. Cette fois-ci, j'ai plus le coeur à la fête et nous rions un bon coup pendant notre souper improvisé tous les six.
Le 2 janvier 2009, petite anecdote
Afin de continuer sagement mes antibio en pilules, je me rends à la pharmacie. Comme d'habitude, avec tous ces médicaments que je prends depuis octobre, le pharmacien veut me voir avant de me laisser partir. Cette fois-ci, je rencontre un pharmacien en verve:
- C'est pour vous ces prescriptions?
- Oui.
- Vous avez une grosse infection intestinale?
- Non, une cellulite. (Je lui montre ma main encore bien rouge).
- Vous avez l'air en forme, je pensais que la personne avec ce régiment d'antibiotiques arriverait à peine à se déplacer. Avec ces deux antibio, on couvre un large spectre microbien vous savez?
- C'est voulu puisque je suis en chimio.
- Oui, c'est inscrit à votre dossier. Vous avez vraiment l'air en forme, vous souriez, vous avez du teint. Bravo, je suis impressionné.
- ...
- Mon frère a subi de la chimio cet automne et il semblait beaucoup plus malade.
Une transaction interac plus tard.
- Merci et bonne chance à votre frère.
- Bonne année 2010 et continuez de sourire. Félicitations encore!
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