De l'action. Tout mon être réclame de l'action. Que fait la cartésienne qui constate que tout ne se déroule pas comme prévu? Évident! Elle planifie, rédige des listes, définit des objectifs, projette. Armée de sa motivation et des leçons qu'elle tire de sa mince expérience, elle refait son plan d'action. Elle google aussi: des opinions, des trucs de pros, des programmes d'entraînement. Presque bien informée, la coureuse solitaire (celle-là même qui ne veut surtout rien savoir de personne quand ses semelles chauffent le bitume) réfléchit, médite, rumine, visualise. Seule. Voilà, mon plan est clair: en 2011-2012, il y aura un 10km, deux 5km, trois demi-marathons et, ultimement, un marathon. C'est beaucoup? Oui mais. Oui mais quoi? Rien. En fait, certaines courses s'insèrent dans mes plans d'entraînement, elles servent plusieurs fins: vivre et revivre le feeling particulier du stress de départ, apprendre à ignorer les autres pendant une course, surtout les "tombés", apprendre à gérer mes segments de course. Mais, surtout, surtout, me mesurer à moi-même. Pour fins de clarification; me mesurer à moi-même... Juste pour être bien sûre que chacun qui me lit saisit bien; me mesurer à moi-même. Cette mesure, je suis la seule à en saisir toute la perspective; moi seule connais mon rythme, mes craintes, mes freins, mes limites, mon mental. Me fixer un objectif équivaut à me rendre vulnérable, notamment en m'exposant à une déception envers moi-même. Comme dimanche? Pas tout à fait. Dimanche, j'ai démontré du caractère en restant bien ancrée à moi-même. Tant pis pour le temps
Next!
Mes objectifs: compléter certaines courses, améliorer mon temps sur certaines distances, améliorer mon rythme de croisière (bien entendu; quel coureur ne souhaite pas plus de vitesse...? ça fait partie de la définition, non?), faire preuve de plus d'assiduité et m'amuser... Surtout, avant tout, prioritairement, m'amuser. Me respecter, m'accorder ce petit moment trois, quatre fois par semaine pour me retrouver. Courir c'est ma méditation, mon moment de relaxation où je respire à mon rythme à moi. Pour moi. Avec moi. Mes sorties de course représentent autant de petits moments de folie passagère où je me dévoile à moi-même. Autant chaque entraînement peut devenir un moment de détresse pendant lequel la question qui tue est: Pourquoi... Autant une année complète avant l'objectif ultime, je ne veux pas m'éloigner de mon plan. Personne n'aura le privilège de miner ma motivation. Attention à vos paroles; vous pourriez bien vous retrouver privés de moi pour un an. Cela pourrait être terrible pour vous...
Au fait: Parce que... j'aime courir. J'aime me parler sans crainte d'entrer au 3E (he he). J'aime m'aimer. Je suis là. Voilà pourquoi!

Aucun commentaire:
Publier un commentaire