Promis! Je relaterai très bientôt les joies reliées au début de la radiothérapie.
L'important pour l'instant: je vais bien. Très bien.
I will be back... soon.
jeudi 29 avril 2010
mercredi 7 avril 2010
Fin des vacances
Je rencontre la radio-oncologue cet pm: dur retour à la réalité des jaquettes d'hôpital....
Nécessaire pour réouvrir toutes grandes les portes de ma vie, celle où j'ai une routine.
Nécessaire pour réouvrir toutes grandes les portes de ma vie, celle où j'ai une routine.
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Le grand combat
Les mathématiques du crabe 202
En décembre dernier, à la veille de mon quatrième traitement de chimiothérapie, je terminais Mathématiques du crabe 101. À mon examen final, il me fallait déterminer mes chances de survie. En élève modèle mais brillante et assez moderne (j'ai l'air de me vanter mais si on ne reconnaît pas soi-même ses forces, qui le fera?), j'eus recours à un site web très trop facile d'utilisation et obtint le chiffre de 80%. À ce moment-là, je me réjouissais de ce taux et me pensais très perspicace. Jeunesse insouciante...
Depuis, je potasse sur Mathématiques du crabe 202, beaucoup plus difficile car plus introspectif. Cette fois-ci, le syllabus me force à me questionner sur la pertinence des chiffres en matière de survie au crabe. La comptable en moi s'éclipse en douceur et me laisse philosopher, réfléchir, replacer toute cette aventure dans un angle plus juste. En quatre mois seulement, encore une fois, mon cursus chamboule ma compréhension de ce qui me paraissait si évident. De jeune insouciante, je chemine encore une fois vers la sagesse. Mes cheveux blancs témoignent de cette chimiothérapie mais aussi d'une sagesse nouvellement acquise. Pas par hasard mais bien à force de réfléchir en adulte, à force de penser en aïeule, à force d'avancer dans la vie avec la certitude bien ancrée de comprendre.
En matière de survie, la note ne tient pas en chiffres mais en un mot précis, chargé de ce que l'on voudrait tant oublier. À l'instar de mes notes à l'École du Barreau du Québec, le résultat suite aux traitements contre le crabe ne tient pas à un pourcentage mais à un mot entre les deux suivants: succès ou échec.
Depuis, je potasse sur Mathématiques du crabe 202, beaucoup plus difficile car plus introspectif. Cette fois-ci, le syllabus me force à me questionner sur la pertinence des chiffres en matière de survie au crabe. La comptable en moi s'éclipse en douceur et me laisse philosopher, réfléchir, replacer toute cette aventure dans un angle plus juste. En quatre mois seulement, encore une fois, mon cursus chamboule ma compréhension de ce qui me paraissait si évident. De jeune insouciante, je chemine encore une fois vers la sagesse. Mes cheveux blancs témoignent de cette chimiothérapie mais aussi d'une sagesse nouvellement acquise. Pas par hasard mais bien à force de réfléchir en adulte, à force de penser en aïeule, à force d'avancer dans la vie avec la certitude bien ancrée de comprendre.
En matière de survie, la note ne tient pas en chiffres mais en un mot précis, chargé de ce que l'on voudrait tant oublier. À l'instar de mes notes à l'École du Barreau du Québec, le résultat suite aux traitements contre le crabe ne tient pas à un pourcentage mais à un mot entre les deux suivants: succès ou échec.
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Le grand combat
jeudi 18 mars 2010
mardi 16 mars 2010
Radiothérapie à titre préventif
Aujourd'hui je rencontrais Onco qui devait m'orienter pour la suite de mes traitements. Dans un petit coin de mon coeur, la crainte bien réelle de traitements de chimiothérapie additionnels me hantait toujours. Aujourd'hui 16 mars, donc précisément six mois depuis ma première rencontre avec Onco. Dans la salle d'attente, je me repasse le film de ce premier entretien et je réalise que, décidément, je doutais de ses propos, même que je n'étais pas du tout convaincue lorsqu'il prétendait que la chimio allait "faire fondre tout ça"... Maintenant, je dois reconnaître son expertise et admettre qu'il disait juste.
Pour la suite des choses, il officialise mesprétentions espérances: je passe en radiothérapie. Plus de chimio! Tout ce soleil du mois de mars m'accompagne, moi, il ne vise qu'à souligner ma joie, mon bien-être, mon sourire, ma non-chimio, ma guérison, rémission, marche vers la guérison. Attention aux mots car, en matière de cancer, les mots utilisés pour décrire les pas en avant font l'objet d'un embargo. Avant cinq ans, on ne peut parler de guérison, on doit évoquer son propre salut avec retenue et il faut modérer son vocabulaire. Techniquement, les médecins jugent que les traitements ont mené à une guérison lorsqu'un patient survit cinq ans, sans récidive. Cinq ans, vais-je vraiment attendre cinq ans avant de me réjouir? Alors que mes cheveux repoussent et que je me sens renaître? Au risque de me répéter: je ne suspendrai plus jamais ma vie ni mon sourire, je vais vivre maintenant, pleinement, pas dans cinq ans, pas après la radio, pas dans un mois. Maintenant.
Difficile de traduire fidèlement mon soulagement: soulagement de ne plus penser constamment à cette bosse, soulagement de retrouver ma santé, soulagement de tourner mon regard vers l'avenir tout en gardant les pieds bien ancrés dans mon présent, soulagement d'avoir appris. Car bien que les adages préfabriqués comme "tu en sortiras grandie" me paraissaient ridicules pendant la tourmente, ils me semblent maintenant plutôt judicieux. Fort heureusement, dans mon cas, la maladie ne m'a pas apporté que de la souffrance physique, elle a aussi permis le voyage intérieur nécessaire pour changer ma vision des choses. Des choses de la vie, des choses de l'amour, des choses de la mort qui me ramènent dans mon droit chemin.
Me réjouir tout de suite? Lorsque Onco lui-même affiche un air satisfait devant mon rapport de pathologie, lorsque Onco lui-même précise que la radiothérapie découle de la nature conservatrice de la chirurgie, il est de mise de se réjouir. Dans mon rapport de pathologie, on peut lire "réponse marquée à la chimio", "aucune invasion lympho-vasculaire", "aucune trace de cancer invasif". Pour les non-malades, ces termes reflètent le résultat attendu. Pour moi, ils recentrent ma vie, représentent mon renouveau, me redonnent l'espoir, me soufflent à l'oreille que "tout va bien", ces petits mots représentent la fin de la tempête, la fin de mon drame. Ils clament haut et fort le droit de mes filles sur leur maman. Ils murmurent à l'oreille de mon Homme que je suis là, vibrante, forte, plus déterminée que jamais à réussir notre projet de marcher main dans la main encore bien longtemps. Les épreuves nous unissent et celle-là nous a soudés je pense.
Tout en souriant, tout en savourant la vie, tout en me réjouissant, j'attends l'appel de l'hôpital auquel je suis référée puisque dans mon patelin, point de radiothérapie. D'ici là, "prière de ne pas déranger, je suis en vacances" (dixit Pierre Bertrand).
Pour la suite des choses, il officialise mes
Difficile de traduire fidèlement mon soulagement: soulagement de ne plus penser constamment à cette bosse, soulagement de retrouver ma santé, soulagement de tourner mon regard vers l'avenir tout en gardant les pieds bien ancrés dans mon présent, soulagement d'avoir appris. Car bien que les adages préfabriqués comme "tu en sortiras grandie" me paraissaient ridicules pendant la tourmente, ils me semblent maintenant plutôt judicieux. Fort heureusement, dans mon cas, la maladie ne m'a pas apporté que de la souffrance physique, elle a aussi permis le voyage intérieur nécessaire pour changer ma vision des choses. Des choses de la vie, des choses de l'amour, des choses de la mort qui me ramènent dans mon droit chemin.
Me réjouir tout de suite? Lorsque Onco lui-même affiche un air satisfait devant mon rapport de pathologie, lorsque Onco lui-même précise que la radiothérapie découle de la nature conservatrice de la chirurgie, il est de mise de se réjouir. Dans mon rapport de pathologie, on peut lire "réponse marquée à la chimio", "aucune invasion lympho-vasculaire", "aucune trace de cancer invasif". Pour les non-malades, ces termes reflètent le résultat attendu. Pour moi, ils recentrent ma vie, représentent mon renouveau, me redonnent l'espoir, me soufflent à l'oreille que "tout va bien", ces petits mots représentent la fin de la tempête, la fin de mon drame. Ils clament haut et fort le droit de mes filles sur leur maman. Ils murmurent à l'oreille de mon Homme que je suis là, vibrante, forte, plus déterminée que jamais à réussir notre projet de marcher main dans la main encore bien longtemps. Les épreuves nous unissent et celle-là nous a soudés je pense.
Tout en souriant, tout en savourant la vie, tout en me réjouissant, j'attends l'appel de l'hôpital auquel je suis référée puisque dans mon patelin, point de radiothérapie. D'ici là, "prière de ne pas déranger, je suis en vacances" (dixit Pierre Bertrand).
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