Cette fois-ci, je rencontre Co-Onco 2, deuxième médecin qui supporte Onco toujours trop débordé pour me voir. M'enfin, je me dits qu'il a des cas plus lourds que le mien. D'ailleurs hier, ça sentait le branle-bas de combat, Onco, la pharmacienne et l'IP semblaient sur le qui-vive. Je crus comprendre quelques bribes indiquant des cas urgents.
Je ne dois pas me laisser ébranler. Peu importe qui je rencontre, je dois poser mes questions
1. Que change le fait que mon cancer s'avère triple négatif? Dans mon cas, rien. Le protocole reste le même: la chimiothérapie continue (les mêmes médicaments), on prévoit toujours une chirurgie suivie de radiothérapie. Le triple négatif modifie seulement "l'entretien" de la non-récidive après tous ces traitements. D'une part, je ne recevrai pas de Tamoxifen qui agit comme bloqueur d'hormones car ce cancer-là ne réagissant pas aux hormones, il serait inutile de les bloquer. Je ne recevrai pas non plus le Herceptin qui réduit également le risque de récidive pour celles dont le cancer est HER 2 +. Selon Co-Onco 2, je peux toutefois me réjouir que ce cancer-là, soit HER 2 - puisqu'il est "de meilleur prognostic" (i.e. moins agressif).
2. Ensuite, je lui parle de mon auto-examen et de la régression palpable de mes tumeurs. Se peut-il que ça régresse à ce point? Oui très certainement. Elle note, réjouie de ce constat.
3. Pourquoi un deuxième mélange à partir de décembre, celui-là semble fort bien fonctionner? Elle me rassure en me disant que le Taxotère que je recevrai à partir du 3 décembre ne fera qu'amplifier le traitement actuellement reçu. Les deux mélanges se complètent.
Encore une fois, on s'énerve avec mes nausées post-chimio et Co-Onco 2 me prescrit un nouveau médicament anti-nausée, le Zofran. Ensuite, on effectue mes perfusions, la routine je vous dis.
Jeudi soir, je constate avec désarroi la non-efficacité du Zofran et passe une fort mauvaise soirée. Mais! mais, mais mais, le Zofran a cassé mes nausées du vendredi puisqu'hier, je me sentais vraiment bien et j'ai même soupé. Mon premier vrai souper fut donc devancé d'une journée.
Hier soir également, petite auto-injection de Neupogen. Devenue une habituée, je ne stresse presque plus avec ça.
Aujourd'hui samedi, je me sens bien: pas de nausée, pas d'étourdissement, pas de mal aux os comme suite à ma première injection de Neupogen.
Quand la chimio devient routine... on change de médicament!

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