mardi 15 septembre 2009

Scintigraphie osseuse

Hier, lundi 14 septembre, je me pointais à l'hôpital pour une scintigraphie osseuse. Il s'agit du premier d'une série d'examens menant à mon bilan de santé (sic), comme si ce mot s'insérait encore dans mon vocabulaire. Avant de commencer les traitements de chimio (mot poche...), les médecins veulent vérifier si le cancer (mot poche) est localisé ou s'il s'est déjà propagé à mes os, mes poumons, mon foie, mon sang. Sympathique perspective.

Pour la scintigraphie osseuse donc, la procédure commence commence par une infirmière qui m'injecte une substance "légèrement radioactive". Mouais, légèrement... sûrement parce que c'est "légèrement radioactif" que l'infirmière porte des gants de caoutchouc plus épais que des gants à vaisselle lorsqu'elle me l'injecte?...
Après l'injection, radioactive, je retourne à la maison. Je suis libérée pour trois heures.

À mon retour, l'infirmière et sa stagiaire procèdent à l'examen qui se veut une "super-radiographie". On me couche sur une table étroite et on me scelle, littéralement. Je dois demeurer immobile. Elles prendront plusieurs photos de mon squelette.

La première photo a pour but de montrer tout mon squelette, du crâne aux orteils. Elles m'attachent les bras et les mains le long de mon corps pour éviter que je ne bouge et fausse la photo. Vraiment très confortable (!), je me sens plutôt en contention au 3E qu'en médecine nucléaire... L'appareil commence la photo au crâne. Je ferme les yeux parce que l'appareil d'environ quatre pieds carré est à un cm de mon visage et la sensation d'emprisonnement est désagréable. Après quatre minutes, l'appareil descend vers mon thorax libérant ma vision.Après environ dix minutes, l'appareil se trouve près de mon abdomen, j'aperçois alors un écran avec mon squelette qui y apparaît progressivement. Bizarre de me voir ainsi, du crâne aux hanches, les os seulement. Après vingt minutes, mes orteils apparaissent à l'écran puis, on me détache enfin.

Pour la deuxième photo, il s'agit de prendre le crâne seulement. On me tourne la tête sur le côté et on redescend l'appareil à un centimètre de ma joue. "Pour cinq minutes cette fois" me dit l'infirmière. Pendant ces cinq trop longues minutes, je sais qu'elles regardent la première photo, je tends l'oreille, curieuse, mais le bourdonnement de l'appareil m'empêche d'entendre leur conversation. Je discerne une phrase: "Elle bouge beaucoup". Voilà la stagiaire qui se penche sous l'appareil

- Vous ne ressentez aucune douleur? Même minime?
- Non.

Puis, elle repart. Je ne peux parler. Je tends l'oreille, je n'entends plus rien. Hé ho!!! Pourquoi cette question? Ne me laissez pas comme ça avec votre foutue question! Avez-vous trouvé quelque chose d'anormal? Pourquoi cette question? Je deviens un peu hystérique, sans bouger, sans réagir.

C'est long en maususse cinq minutes...

Lorsque la deuxième photo se termine, je demande évidemment à l'infirmière pourquoi cette question, dois-je m'alarmer? Elle se veut rassurante; justement, elles ne voient rien du tout et elles voulaient savoir si des clichés supplémentaires sont nécessaires. Ah... Peu convaincue, je les laisse terminer leur dernier cliché qui dure ving minutes. Cette fois-ci, l'appareil tourne autour de la table pour prendre une photo de mon thorax et de ma colonne vertébrale.

Donc après environ 1h de photos, je sors de là, soulagée d'être passée à travers un de ces fichus tests. One down, many more to go.

Le rapport du médecin seront prêts "dans 5 à 10 jours".

Attendre. La patiente attend. C'est cliché mais tellement vrai.

Demain mercredi, 13h30, rencontre avec l'oncologue (mot poche).

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