En treize ans de vie de couple avec l'Homme, nous avons partagé des centaines de secrets. Pas une seule fois, sentons-nous le besoin de préciser que le tout est du domaine de la confidentialité. Nous comprenons parfaitement que, très souvent, nos emportements, colères, déblatérations concernant qui un ami décevant, qui un patron frustrant ne reflètent que l'expression de sentiments dont le partage a pour principal effet de leur faire perdre de leur intensité. Et c'est tant mieux, ça permet de relativiser les écueils et de remettre les choses en perspective.
Qui d'autre que ma tendre moitié pour partager le fardeau de mes sentiments négatifs et assurer le retour de mon sourire? Fort de bien connaître les "à-côtés", les anecdotes deviennent moins complexes et se résument à peu de mots. Certains évènements perdent ainsi de leur importance. Sujet clos, sourire, on passe au plaisir (sous la forme que voulez bien lui donner). Implicitement, je m'attends à ce que ces dossiers soient classés confidentiels. De la même façon, je classe "top secret" les dossiers semblables de l'Homme pour ne les ressortir que lorsque lui-même souhaite le faire.
En fait, je ressentais un malaise suite à la lecture d'extraits du livre de Julie Couillard et je ne parvenais pas à bien le cerner. Voilà: je crois aux secrets du couple et au fait que pour assurer une complicité, il faut partager. En ce sens, le couple représente un lieu sacré de confidentialité. Selon moi, il faut être bien petit pour exploiter des discussions de couple dans le but de faire des sous et de salir la réputation d'un ex.
De plus, ça prend un sacrée dose de ridicule pour exprimer ainsi, haut et fort, combien son (ses) propre(s) ex est (sont) un (des) parfait(s) imbécile(s). Je crois en une dose minimale de respect de soi pour respecter ses propres décisions et assumer qu'on ait fait un bout de chemin avec quelqu'un, malgré ses travers.
dimanche 5 octobre 2008
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