jeudi 1 octobre 2009

Je suis belle


Comme prévu, la grande coupe avait lieu hier, soit la veille de mon premier traitement. Pas question d'attendre que mes cheveux tombent d'eux-mêmes, pas question de trouver des mèches sur mon oreiller, pas question de m'arracher des touffes de cheveux (équivalent à carrément m'arracher le coeur) en prenant ma douche. L'attente s'associe à l'impuissance alors plutôt prendre mon courage à deux mains et affronter la réalité de front (sans jeu de mots...). Courage.

Ma petite soeur débarquait donc à la maison hier ayant ajouté à son habituel bagage de couches, doudous et crème à fesse, ciseaux, rasoir électrique et pioches. Stressée plus que moi, la frangine en avait mal dormi, les pleurs de sa petite n'aidant en rien cette insomnie préoccupée. Elle m'avouera plus tard qu'elle craignait que nous pleurions la perte de mes cheveux, de ma féminité et l'arrivée d'une période morose où j'éviterais les miroirs.

À 10h00, prenant mon courage à deux mains, je pris les ciseaux et complétai moi-même la première étape. Libérateur. Avec 1 cm de cheveux sur la tête, je trouvais même que la coupe m'allait plutôt bien, un petit rappel de la Cléopâtre dans la série Rome. Mais, dans mon cas, je ne garderais même pas ce petit centimètre, il fallait continuer.

À ce stade, je décidai d'appeler ma mère qui déjeunais tranquillement avec ma tante et leur demandai de se joindre à nous. Amenez vous les mères, votre fille n'en pleurera pas finalement, le (très) court lui va bien. Avec maintenant 3 paires d'yeux rivés sur moi, le processus continue.

Ma soeur prend la relève, tellement concentrée qu'elle ne parle plus, ne rit plus (en fait, respire-t-elle?): le rasoir à un... zzzz ... le rasoir à zéro... zzzz ... à la  pioche. Après chaque étape, je vais au miroir et constate que, finalement, il m'était impossible d'imaginer le résultat. Dans mes scénarios, même les plus optimiste, je n'éprouvais pas ce plaisir à me regarder ainsi, je ne prévoyais pas aimer mon regard à ce point. Révélateur. Après une heure et demie, nous devions nous rendre à l'évidence: le coco me va bien. Pour une rare fois de ma vie, j'ose dire que "je suis belle".

Mon chum adore le côté rebelle du look et me suggère de ne pas utiliser les perruques. "Tu es belle ma Blonde." Effectivement, je pense bien assumer le look jusqu'au bout, tant pis pour les regards.

Ma belle Grande fille s'habitue également à mon crâne dégarni, elle joue avec mes bandeaux et mes foulards et semble se rendre à l'évidence, elle disait à mon amoureux hier: "Elle est belle pareil maman". La vérité sort de la bouche des enfants, non?

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Cinq bonnes choses à propos du coco

5. La douche ne risque pas de se boucher.

4. Aucun risque d'avoir un "bad hair day", adieu frisottis, mèche rebelle... 

3. Pas de repousse de teinture.

2. Très économique (aucune dépense pour des produits capillaires, coupes, teintures).

1. ...Tout le monde prend la peine de vous dire que vous êtes belle!!!

6 commentaires:

Anonyme a dit...

tu es magnifique avec ton coco!
j' avais beaucoup de crainte pour cette étape et finalement .....
oui !!! tu es belle ma grande fille

je t ' aime xxx

sylvie bibeau a dit...

Tu es très belle tu as vraiment une tête pour porter un coco et ce n'est pas donné à tout le monde.

Juliet a dit...

Tu es belle ma grande soeur, vraiment. T'as une belle tête et tu l'assumes, alors c'est ce qui fait que t'es encore plus belle!
Je t'aime,
xxx

La Tortue têtue a dit...

Mercis. :-S

Sylvie a dit...

Ça fait trop longtemps que je ne suis pas venue te lire. J'ai commencé à lire tes billet à partir du 2 septembre. Tu es absolument magnifique, avec tes mots et ton courage.
Je vais penser à toi. ;)

La Tortue têtue a dit...

@Sylvie: mercis et j'espère que ta nouvelle vie de maman te comble à souhait. :)